lundi 13 août 2007

Retour [J+10]

Et voilà, nous sommes revenus sous les cieux de notre bonne vieille capitale. Le départ de Tallinn s'est effectué (presque) sans regrets, puisque le temps avait décidé de virer nettement plus couleur locale (fraîcheur, nuages et même quelques petites gouttes). Echaudés par notre expérience du départ, nous avions pris nos précautions et sommes arrivés très en avance, ce qui était totalement inutile vu qu'il n'y avait qu'un seul avion qui partait à l'heure où nous étions à l'aéroport. Résultat, nous avons attendu au café devant un solide petit déjeuner.

Le vol s'est déroulé avec les réjouissances d'usage, particulièrement animé par la présence d'une famille derrière nous, et dont la mère parvenait à gérer admirablement bien les deux gamines chouinantes et jamais à court de questions. C'est ainsi que nous avons eu droit à la totalité du descriptif des consignes de sécurité, ainsi que l'explication des différentes manoeuvres de l'avion au décollage et à l'atterrissage, pourquoi les panneaux des ailes se relèvent pour freiner, pourquoi il y a des turbulences quand on traverse la couche nuageuse, etc.
Admiratifs, nous nous sommes dits que, décidément, parent, c'est un métier !

samedi 11 août 2007

Et, pour finir, de la torture, et un vrai repas Estonien [J+9]

Attention, je ne veux pas suggérer qu'un vrai repas Estonien est une torture; mais il y a quand même un lien (ténu et au mieux potentiel) comme on le verra. Toutefois, ne bouleversons pas la chronologie...

Comme il se doit, lors de tout voyage, il convient de consacrer une demi-journée au moins aux achats, histoire de rapporter un petit quelque-chose aux "gens". Tout ne peut pas se faire électroniquement. Justine a donc filé ce matin au Rimi tandis que, je le confesse, je travaillais (j'avais prévu de faire une petite sieste pour récupérer d'une nuit écourtée d'un bout par une insomnie, de l'autre par un réveil anticipé, mais il est difficile de se rendormir après un petit déjeuner). Nous nous retrouvâmes néanmoins pour un pique-nique dans un parc, malheureusement écourté par l'arrivée d'une bande de Russes, dont les éructations éthyliques nous chassèrent, puisqu'ils décidèrent de s'installer, en entreprenant de se racler le tréfonds de la gorge, à l'autre extrémité des marches qui nous servaient de banc.

Refusant de se laisser abattre, nous rejoignîmes, une fois de plus, le Honky Tonk Cantina, où je ne résistai pas à tester une autre des innombrables spécialités, une tortilla fourrée de fruits et caramélisée à la cannelle, accompagnée d'une cafetière d'un litre! Le bonheur, n'est-ce pas! Nous prîmes quelques photo, et Justine entreprit de me photographier pour de bon, ce qui amusa beaucoup un Italien francophone et compatissant, que son épouse mitraillait au même instant. J'immortalisai ensuite le barman derrière son comptoir, lui promettant de faire à son établissement une réputation flatteuse auprès de mes amis Français, ce que je suis justement en train de faire...

L'après-midi était déjà bien avancée. Nous avions pris notre temps pour rédiger les cartes postales, et appris du barman comment se dit "France" en estonien: Prantsusmaa (à vrai dire, nous nous le sommes fait écrire sur l'une des cartes, et nous avons ensuite consciencieusement recopié ce que nous y lisions sur les autres). La chaleur de l'après-midi eut donc raison de nos velléités de visite du Kumu. A la place, nous avons visité un musée des instruments de torture (présenté, sur le dépliant publicitaire, comme "médiéval", bien qu'il s'agisse, on s'en doute, de tortures d'Inquisition, comme la "Vierge de Nüremberg"). Le bâtiment valait bien qu'on y entrât rien que pour le voir (enfin, on n'en voyait qu'une salle, mais fort agréable).

Nous sommes ensuite retournés à l'hôtel, puis nous avons (habitude bien établie) fait une petite sieste. Enfin, nous sommes partis pour notre (dernière) véritable aventure: un dîner "typiquement" Estonien. Tout d'abord, le restaurant lui-même, le Eesti Maja, ressemble à un vestige de "l'époque": en sous-sol, on y accède par un escalier qui ne paye pas de mine, au pied d'une barre d'immeuble toute soviétique. L'intérieur est composé de plusieurs salles, de bric et de broc (nous avons eu une place dans cette salle-là, du côté de la fresque, juste à côté du lapin, mais on ne le voit pas bien sur la "visite virtuelle"). Bien que Justine ait voulu tener le boudin à la confiture de fraise (ou à la gelée de groseille, je ne sais plus...), nous nous sommes décidés pour un plat commun: "A Fellow Estonian" ["Teine eestlane"], du proverbe estonien (appris dans la carte du restaurant) qui veut que le meilleur dîner, pour un Estonien, soit encore qu'on lui serve... un autre Estonien! Mais qu'on se rassure (et c'est là le lien ténu avec les tortures), il n'est nullement question de se voir servi un pauvre Estonien démembré et rôti...

Sur un plat de grande taille (on pourrait manger à bien plus de deux) étaient dressés salade, légumes poêlés, pommes de terre sautées, beignets d'oignon, escalopes de porcs grillées avec des aromates, le tout agrémenté de fruits (poire, orange, abricot et prune) frais, le tout arrosé, comme il se doit, d'une gigantesque Saku. Une fois fait un sort au plat, restait un dessert: une coupe de fruits rouges, agrémentés de crême. Enfin, un café. Pour donner une idée de la délicatesse des Estoniens, notons que le café, qui n'est pas annoncé comme étant inclus, ainsi que le verre d'eau gazeuse (que nous avions demandé "en plus") nous ont été offerts, sans doute parce que la carte précisait que le repas était "complet"...

Au moment de payer, nous avons brièvement vu, sur une petite télévision, que la deuxième chaîne estonienne donnait, ce soir, Last Action Hero, et Justine payait la note quand Schwarzie, en Hamlet, allume son cigare et prononce "Not to be". J'avoue ne pas avoir, à ma grande honte, réussi à retenir le sous-titre en estonien...

Le pays des mémères [Tallinn special]

L'Estonie est vraiment un pays pour moi. D'abord, parce que vu la couleur de mes cheveux et de mes yeux, tout le monde me prend pour une locale, ce qui a l'avantage d'éviter les désagréments du genre de ceux que je subis dès que je passe la Loire, au-delà de laquelle tout le monde s'imagine que parce que je suis blonde, je prends mieux les innombrables sollicitations masculines et pas toujours bienveillantes dont je suis l'objet (je ne dis pas ça pour me vanter, hein, je ne suppose pas avoir d'autre attrait dans ces cas-là que d'être une femme et blonde, justement). Evidemment, le revers de la médaille est que dès que quelqu'un s'adresse à moi, c'est d'abord en estonien, ce qui produit immanquablement chez moi un air ahuri de la plus belle eau, et un air non moins ahuri de la part de l'interlocuteur (le phénomène s'est répété également à Helsinki, en finnois, c'est qu'il doit donc y avoir quelque chose de vrai là-dedans!), avant que nos deux langages s'accordent sur une variante plus anglo-saxonne.

Ensuite, c'est un pays où, dès qu'il se trouve une montée un peu ardue (que ce soit l'escalier menant au clocher d'Oleviste kirik ou Pikk Jalg qui monte vers Toompea), des petits sièges sont disposés à intervalles réguliers du parcours, pour permettre un repos parfois mérité, et de toute façon bienvenu. Remercions les Tallinnois pour cette délicate attention envers les touristes et les petits vieux, les premiers repartant ainsi enchantés par leur visite et non pas harassés par des kilomètres de marche sur les rues pentues et pavées, les seconds évitant ainsi les désagréments d'une crise cardiaque, même si, comme le dit Stendahl, il n'y a pas de mal à mourir en pleine rue pourvu qu'on ne le fasse pas exprès.

Enfin, et c'est peut-être là la chose la plus délicieuse, la variante locale de la terrasse chauffée s'appelle... le plaid. Eh oui, sur la plupart des terrasses, des piles de couvertures soigneusement pliées sur une chaise sont laissées à la disposition des clients pour qu'ils puissent s'y enrouler dès qu'une petite brise rafraîchit l'air. Ceux qui me connaissent bien imagineront sans peine mon ravissement quand j'ai vu que je pourrais me tenir sur les terrasses tallinnoises à peu près dans la même posture et la même tenue que sur mon canapé lillois, c'est-à-dire soigneusement enveloppée dans un gigantesque plaid en polaire. Malheureusement, la canicule de ce mois d'août a rendu l'usage des plaids quelque peu inutile pour l'instant, mais je compte bien revenir sous des cieux plus cléments (et donc plus froids) pour profiter de ce petit plaisir local et faire ainsi ma "mémère" à Tallinn.

vendredi 10 août 2007

Voyage au bord du Rio Grande [J+8]

Après la journée d'hier, le réveil ce matin fut difficile, et la mise en route encore plus. Nous avons décollé tard dans la matinée, ayant remis à plus tard l'idée d'une autre balade à vélo dans la ville. Nous sommes plutôt allés faire un petit tour dans un charmant quartier du nord de la ville, tout près de notre hôtel, Kalamaja. C'est en fait le plus ancien faubourg de Tallinn, occupé dès le Moyen-Age par des pêcheurs (encore une petite leçon linguistique: Kalamaja signifie "Maison de poisson" en estonien). Les maisons sont en bois, entourées de petits jardins, et un parc que traverse une voie ferrée (désaffectée, ou pas, c'est difficile de dire en Estonie, la population locale considérant le train comme un moyen de transport datant de l'arrivée des premières tribus finno-ougriennes sur le territoire) termine le quartier. Le tout donne, évidemment, sur la mer, ce qui ne gâche rien.

Nous sommes ensuite redescendus vers la ville en faisant un petit détour par Jaama Turg (je sais, le site est en russe ou en estonien, ce qui ne nous aide pas beaucoup, mais bon...), le marché russe de Tallin, une espèce de version locale du souk marocain, moins tassé mais tout aussi chaotique, dont les petites échoppes sont remplies de tout un bric-à-brac improbable, allant des DVD pour enfants aux cornichons malossols, en passant par une meuleuse-fraiseuse et une caisse à chat (dans le même stand, si! si!). Une mention spéciale doit être faite pour une boutique de brocanteur spécialisé dans les vestiges de l'ère soviétique, où Emmanuel a dû me retenir pour que je n'en ressorte pas avec un portrait de Lénine (une superbe peinture, encadrée!) ou tout un stock d'affiches réalistes-socialistes contre l'alcoolisme du travailleur.

Petite étape ensuite à Püha Vaimu kirik, une jolie église gothique du XIVe s., où j'ai déposé une bougie à l'intention de deux voyageurs français rencontrés la veille et qui nous avaient demandé de prier de toutes nos forces pour qu'ils trouvent un moyen de rejoindre l'isthme de Courlande depuis la Lettonie. Espérons qu'ils ont trouvé!

Après cette immersion dans le prolétariat russe et la spiritualité luthérienne, nous avons visité le musée d'architecture de Tallinn, enfin, surtout Emmanuel, parce que j'étais tellement fatiguée que je me suis trouvé un canapé à l'étage où j'ai pu comater tout en regardant d'un oeil distrait un documentaire passionnant en estonien sur les techniques de constructions industrielles de la région. Cela dit, le musée est absolument remarquable, tant par sa structure (c'est un ancien grenier à sel) que par ses expositions, qui présentent des maquettes des diverses traditions architecturales estoniennes, depuis les maisons en bois traditionnelles jusqu'aux immeubles modernes, en passant par les réalisations fonctionnalistes tout à fait surprenantes. On a ainsi pu voir que Saarinen avait réalisé plusieurs bâtiments en Estonie.

Le soir, dîner au Honky Tonk, un restaurant tex-mex très sympathique où nous avions déjà fait étape hier soir, dont la cuisine est absolument délicieuse. Qui l'eût cru? Trouver des burritos aussi bons au bord de la Baltique, ainsi qu'un chili mémorable au sujet duquel Emmanuel n'a pas tari d'éloges tout au long du repas, prouve une fois de plus qu'on peut trouver de l'exotisme épicé même dans les contrées reculées du grand nord.

Bref, encore une fois, la journée fut bien remplie. Et comme demain est la dernière, je crains qu'elle le soit tout autant!

"Ceux qui puent" [Helsinki Spécial]

Sur l'insistance de Justine, je romps la continuité pour relater une anecdote transmise par Gabriel Sandu, et ayant trait aux ivrognes de Helsinki, lesquels sont une préoccupation quotidienne des habitants de la capitale finnoise tant ils puent (c'est visiblement ce qui gêne le plus, car l'ivrogne finnois reste calme, et boit jusqu'à tomber raide sans jamais faire de scandale). Si bien qu'à l'occasion de l'une des dernières conférences de Helsinki, certains citoyens se sont émus de l'impact de leur présence, en termes d'image, sur l'opinion que se feraient les visiteurs du monde entier de la capitale. Et une campagne de presse a été organisée, nombreux étant ceux qui suggéraient qu'au moins, pour la durée de la conférence, les autorités pourraient, temporairement, "déplacer" ceux qui puent tant, vers la périphérie de la ville. La réponse vint des rangs même des ivrognes, sous la forme d'une lettre ouverte publiée dans un grand quotidien. L'argument, en substance, était le suivant: ce n'est pas parce que l'on est un ivrogne que l'on n'a aucun sens esthétique, et justement, la périphérie de la capitale manque singulièrement de stimulations esthétiques, comparée aux parcs, à l'architecture, etc., de Helsinki (sans oublier les finnoises sveltes et court vêtues qui font leur jogging dans les parcs). Donc, eux aussi avaient le droit de profiter de la vue. D'après Gabriel, les choses en restèrent là. Mais il est vrai que la vie n'est pas si drôle quand on boit (c'est d'ailleurs pour ça qu'on boit), alors il n'y a pas de raison d'être en plus privé des petits plaisirs de l'existence.

jeudi 9 août 2007

Descartes est-il de bon conseil? [J+7]

Commençons, une fois n'est pas coutume, par une vraie photo de vacance, du genre de celles avec lesquelles on peut vous faire chanter pour de bon. Cela dit, c'est aussi une preuve qu'après notre journée à vélo, nous n'avions pas l'air si défraîchis que ça. Bien entendu, nous avons eu notre content d'aventures, et nous avons pu vérifier que la règle de Descartes (pour ne pas se perdre en forêt, poursuivre son chemin dans une direction constante) mène parfois à des culs-de-sac (quoi qu'à pied, nous aurions pu continuer). Cela dit, nous n'avons rencontré, contrairement à David Vincent, aucun envahisseur. Sans doute parce que nous ne cherchions pas un raccourci, mais un chemin autorisé aux vélos, que nous n'avons jamais trouvé.

Ce que nous avons trouvé, toutefois, ce sont des lieux étonnants, comme cette plage presque déserte, à laquelle on accède par un pont suspendu. Ce ne sont pas vraiment les scènes que l'on s'attendrait le plus à contempler en Estonie.

Quant à l'auberge "typique"d'Altja (recommandée par le Lonely Planet, leur "coup de coeur"), elle est tout-à-fait surprenante: son côté "folklorique" (toît de chaume, salle commune ouverte, patron et serveuses en costumes d'époque, etc.) cache en réalité une cuisine sinon raffinée (ce n'est pas l'épithète la mieux appropriée à la cuisine estonienne) du moins délicieuse. J'aurais maudit la bande de touristes allemands (décidément...) responsable de la pénurie de tourte au saumon (Justine seule a pu en avoir une part) si le résultat n'avait pas été de me faire découvrir un plat typique (suggéré par le patron): une purée de pomme de terre à la sauce aux champignons. A ceux qui restent perplexes, je donne rendez-vous pour essayer, je dupliquerai la recette à la maison pour les curieux. Quant au dessert, le fameux kama, c'est en effet délicieux (là aussi, rendez-vous à la maison pour goûter une "re-création", quand je serai parvenu à une approximation décente). La tarte aux myrtilles est également succulente. Bref, suivez les conseils du Lonely, mais n'hésitez pas à vous en écarter, il semble bien que dans cette auberge, tout soit bon.

Quoi qu'il en soit, le VTT s'avère, quand on roule sur du sable derrière Justine, une véritable épreuve, tant elle est à l'aise sur un engin rendu instable par le patinage des roues dans le sable. Nous ne savons pas encore si nous aurons les fesses en état de se poser sur un vélo demain, mais si nous retournons par ce moyen à Pirita (et à sa plage), je tâcherai de rester sur l'asphalte!

Comment j'ai été pris pour un arbre, et comment j'ai rajeuni de vingt ans [J+6]

A vrai dire, de plus de vingt ans. Mais il faudra attendre un peu pour découvrir pourquoi. Commençons par l'expédition à Seurasaari, et son musée en plein air. Semblable, dans son esprit, au Eesti Vabaohumuuseum (cf. J+2), mais en plus petit, le musée est néanmoins très agréable. Nous y sommes parvenus après une longue balade à pied, et comme nous désirions faire quelques courses, nous n'avons pas pu profiter de toutes les attractions offertes: sur la place des fêtes, à laquelle nous ne nous sommes pas rendus, se produisaient des musiciens, et des lectures de poésie devaient avoir lieu. Dommage que nous ayons été pressés par le temps, car il n'y a rien de mieux pour goûter une langue que d'écouter sa poésie (et particulièrement quand on ne la comprends pas, et qu'on n'est donc pas distrait par le sens). Fidèle à notre réputation, nous avons néanmoins goûté la soupe du jour au café d'Antti. C'est sur le retour qu'un écureuil, que je tentais de prendre en photo (ayant oublié que l'appareil était éteint, mal réglé, etc.), trompé par mon immobilité, me prit pour un arbre, et grimpa quelques instants sur ma jambe. Ce sera sans doute mon plus extraordinaire souvenir de ce séjour.

De retour au centre-ville (en bus, cette fois-ci), nous sommes partis en quête d'un bonnet lapon pour Arja, que nous n'avons finalement pas trouvé. Mais nous avons pu passer chez Marttiini, et c'est là que j'ai rajeuni de plus de vingt ans, car mon premier poignard (offert par mon-papa-à-moi) était un Marttiini, au dessin typiquement lapon (semblable à celui de gauche). Je suis ressorti avec un canif, au look résolument moderne, et un étui de cuir plus traditionnel (étui qui d'ailleurs est fabriqué en... Estonie, la boucle est bouclée).

Notre séjour à Helsinki se termina par une tasse de café accompagnée de gâteau et de chocolat. Que ne sommes-nous restés un soir de plus pour goûter les tortillas que préparaient "entre copines" la fille de la maison et une de ses amies... Ce sera sans nul doute pour notre prochaine visite.