Commençons, une fois n'est pas coutume, par une vraie photo de vacance, du genre de celles avec lesquelles on peut vous faire chanter pour de bon. Cela dit, c'est aussi une preuve qu'après notre journée à vélo, nous n'avions pas l'air si défraîchis que ça. Bien entendu, nous avons eu notre content d'aventures, et nous avons pu vérifier que la règle de Descartes (pour ne pas se perdre en forêt, poursuivre son chemin dans une direction constante) mène parfois à des culs-de-sac (quoi qu'à pied, nous aurions pu continuer). Cela dit, nous n'avons rencontré, contrairement à David Vincent, aucun envahisseur. Sans doute parce que nous ne cherchions pas un raccourci, mais un chemin autorisé aux vélos, que nous n'avons jamais trouvé.
Ce que nous avons trouvé, toutefois, ce sont des lieux étonnants, comme cette plage presque déserte, à laquelle on accède par un pont suspendu.
Ce ne sont pas vraiment les scènes que l'on s'attendrait le plus à contempler en Estonie.Quant à l'auberge "typique"d'Altja (recommandée par le Lonely Planet, leur "coup de coeur"), elle est tout-à-fait surprenante: son côté "folklorique" (toît de chaume, salle commune ouverte, patron et serveuses en costumes d'époque, etc.) cache en réalité une cuisine sinon raffinée (ce n'est pas l'épithète la mieux appropriée à la cuisine estonienne) du moins délicieuse. J'aurais maudit la bande de touristes allemands (décidément...) responsable de la pénurie de tourte au saumon (Justine seule a pu en avoir une part) si le résultat n'avait pas été de me faire découvrir un plat typique (suggéré par le patron): une purée de pomme de terre à la sauce aux champignons. A ceux qui restent perplexes, je donne rendez-vous pour essayer, je dupliquerai la recette à la maison pour les curieux. Quant au dessert, le fameux kama, c'est en effet délicieux (là aussi, rendez-vous à la maison pour goûter une "re-création", quand je serai parvenu à une approximation décente). La tarte aux myrtilles est également succulente. Bref, suivez les conseils du Lonely, mais n'hésitez pas à vous en écarter, il semble bien que dans cette auberge, tout soit bon.
Quoi qu'il en soit, le VTT s'avère, quand on roule sur du sable derrière Justine, une véritable épreuve, tant elle est à l'aise sur un engin rendu instable par le patinage des roues dans le sable. Nous ne savons pas encore si nous aurons les fesses en état de se poser sur un vélo demain, mais si nous retournons par ce moyen à Pirita (et à sa plage), je tâcherai de rester sur l'asphalte!
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