Je l'admets, j'exagère. Ce n'est pas l'Estonie, juste notre hôtel. Et "Teutons" est un terme sans doute un peu épique pour décrire une horde de touristes Allemands (sans doute un car: ils semblent se connaître tous) du troisième age. Ils sont arrivés aux environs de 6h30-7h00, il n'y avait aucun moyen de l'ignorer. Malgré le double vitrage de notre chambre (qui donne dans un petit patio, voir photo ci-dessous, fort agréable quand il est calme: la dernière fenêtre en haut à droite, c'est la nôtre), on se serait cru à la Pentecôte, les Apôtres multipliés comme des petits pains, si ce n'est qu'ils ne parlaient pas en langues mais en une seule langue, et vous devinez laquelle.
Sorti du lit vers 7h30 (après 3/4 d'heure de vaines tentatives pour sinon me rendormir du moins somnoler un peu), je me précipitai donc vers le petit déjeuner. Les envahisseurs occupaient déjà la salle, toute la salle! j'ai dû attendre dans le patio qu'une table se libère. J'avais une vue imprenable sur les escaliers qui déversaient vague après vague de teutons chenus (pourquoi ne prenaient-ils pas l'ascenseur? c'est expliqué plus loin).A peine débarqués, les Allemands avaient dû rejoindre leur chambre quelques instants seulement, et redescendaient pour dévaliser le buffet: quand Justine est arrivée, ils avaient épuisé la provision de harengs à la moutarde. Le cottage cheese aussi, mais il fut rechargé peu après. Une raison de les détester. La seconde est que l'un des leurs a bloqué les ascenseurs. (C'est injuste, de dire ça, il était coincé dans un ascenseur quand la panne s'est produite, mais je ne résiste pas à le blâmer!)
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